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Presse

Journal La Montagne – 19 janvier 2014

Sylvain GirO en concert au Guingois à Montluçon. On est à un spectacle, presque une pièce de théâtre. Les mélodies sont entêtantes, les sonorités rock sont efficaces, les musiciens hors pair. De quoi vous faire dire qu’un artiste, ce n’est pas qu’une voix pour laquelle on se retourne si elle nous touche, c’est tout un univers.

Yann Olivier, directeur de la salle de spectacles l’Odyssée à Orvault (44)

« Théâtrale et atmosphérique, toute en nuances et en contrastes, leur musique convoque souvent les grandes figures de l’âge d’or du rock progressif anglais, évoque parfois le lyrisme fiévreux de Noir Désir. Le chant de Sylvain GirO, intense et vibrant, puise à la source du meilleur Malicorne et se pare épisodiquement de motifs celtiques. Et le récit se déroule entre rêve et réalité, à la manière de l’histoire de Melody Nelson, le chef-d’oeuvre de Gainsbourg. Pétri d’autant d’imposantes influences ou références, assumées ou inconscientes, le spectacle aurait pu sombrer dans une emphase démodée et sans issue. C’est tout le contraire qui se produit. L’expression est neuve, inouïe, totalement à part dans le paysage de la chanson française. Présence scénique massive, terrienne, presque chamanique, Sylvain GirO conte, chante et nous captive, au fil d’une histoire improbable, empreinte d’une poésie onirique et ardente, jusqu’à noyer délicieusement notre raison dans les eaux troubles de l’étrange lac d’Eugénie. Un chef-d’oeuvre du genre. »

Cécile Arnoux – Revue Place publique – janvier 2014

Sylvain GirO est l’un des rares à risquer aujourd’hui le dénuement musical pour faire de sa voix un instrument à part entière. L’importance des mots, la technique ou les possibilités vocales propres aux musiques populaires, on ne sait ce qui motive GirO à utiliser sa voix la sorte. Sans doute un peu tout cela. La poésie est bien là, au centre du terrain, elle exprime une sensibilité, une énergie aussi, une militance, une ode à l’humain, à ses richesses, à ses souvenirs, à dame nature aussi. Après un premier disque Le batteur de grève, un album résolument rock qu’il inventa avec Julien Padovani et Jean-Marie Nivaigne, Sylvain choisit pour ce second disque enregistré en public Erwan Martinerie et son violoncelle comme unique compagnons. Changement de proposition musicale donc, un univers à la croisée de la chanson, des musiques populaires, de la musique contemporaine, du jazz même parfois. Cet unique violoncelle, souvent décrit comme l’instrument le plus proche de la voix, l’accompagne à merveille. Frottées les cordes confèrent une gravité au propos, un côté solennel et beau. Pincées elles marquent une cadence, une légèreté, font résonner les mots. Sylvain GirO interroge, fait parfois frissonner, nous rappelle Ferré. ça fait du bien !

Centre national de la chanson – janvier 2014

Le comité d’écoute du centre de la chanson tient à saluer particulièrement Les camélias de Nantes de Sylvain GirO :
« Une voix singulière, immédiate, profonde, aux nuances variées : de syncopes en onomatopées, une voix qui se joue de ses propres rythmes intérieurs, et nous entraîne avec bonheur « Au-devant de l’hiver »… Un accompagnement minimaliste, subtil, épuré, qui laisse la part belle aux intonations de la voix nue de Sylvain Giro, et se créer le dialogue avec l’émouvant violoncelle d’Erwann Martinerie, son complice de scène. Le texte suggère, avec pudeur et un rien d’ironie une mort qui n’a pas eu lieu ; une poésie qui effleure avec tendresse et pudeur, encore, cette « Dame de Maumusson » qui est « déjà partie pêle-mêle » loin de ce monde mesquin et sans pitié pour elle… Des mots, enfin, qui se répètent et se mêlent au rythme des cordes et au son de la voix pour mieux nous envouter…Chanteur emblématique du groupe de chant traditionnel Breton Katé-Mé, Sylvain Giro nous offre ici ses premiers titres solos, son univers, son écriture originale et libre de toutes contraintes de forme, sa voix qui est musique. Il nous promet un nouvel album pour 2014 : on l’attend avec impatience ! »