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Presse

Etienne Gruel – Ouest-France (page culture toutes éditions nationales)

Sylvain GirO, chanteur engagé à la lettre
« A travers dix missives bien senties, il fait danser des mots précis pour évoquer la détresse d’un migrant ou l’urgence écologique. Il interpelle aussi le Président sur son désintérêt pour la classe ouvrière. (…) Erwan Martinerie l’accompagne au violoncelle et aux machines. Ensemble ils co-signent des arrangements piochant autant à la musique trad’ qu’à l’électro. Sylvain GirO fait danser les mots et s’affranchit des codes musicaux. »

Gérard Classe – Le Télégramme – Mars 2018

Écorchures aux ronces des chemins chaotiques
Si ce n’était la voix de l’interprète qui nous capte d’entrée, nous mettrions en exergue son écriture inspirée liant aussi fortement les thèmes abordés. Les onze titres du troisième album de Sylvain GirO, avancés façon missive, sont autant d’écorchures aux ronces des chemins chaotiques. « Je t’écris de la France où l’on ne vit qu’à pas lents, m’entends-tu de là-bas ? » hurle ce réfugié à sa femme engloutie par la mer. Nullement étouffé par cette énorme premier morceau, la suite n’est affaiblie en rien. L’auditeur éprouve au contraire l’édifiante envie de décacheter chaque lettre suivante. Il s’attardera forcément sur Madame en col bleu (« Monsieur le président je vous fais une lettre… ») puis se souviendra toute émotion pleine, du massacre des Algériens de Paris par le préfet Papon, le 17 octobre 1961 (Le front de l’éclusier). Cette album, aux couleurs musicales variées, incite à voir le spectacle dont il est extrait, que Sylvain GirO colporte dans le grand ouest est à Paris.

Le Trégor – Mars 2018

D’une grande sincérité

Voilà l’un des chanteurs bretons les plus intéressants. Longtemps chanteur de Katé-Mé, groupe qui a revisité le répertoire de haute Bretagne brillamment. C’est à une correspondance qu’il nous convie cette fois. Toujours dans l’espace de la voix et de la chanson, mais ce sont des courriers créés pour un spectacle qu’il interprète. Des textes écrits par lui-même, puissants, accompagnés soit par un violoncelle soit par des machines. Un ensemble brillant où l’on retrouve des accents des Cathédrales de l’industrie de Malicorne. Mais Sylvain GirO va au-delà, imposant un ton, un univers, où l’on croise le racisme, l’écologie, la justice. Des cris du cœur avec la douceur d’une voix, comme pour mieux porter une parole d’une grande sincérité.

Eric Tandy – La vie – Mars 2018

Un artiste comme il en existe peu aujourd’hui
Une vraie originalité, un ton et un artiste comme il en existe peu aujourd’hui. Sylvain GirO a choisi des accompagnements plutôt dénudées pour mettre en valeur son réalisme poétique et des textes puissants qui prennent le pouls de notre époque, parfois dure. Écrites sous forme de lettres, parfois déclamées de manière théâtrale, ses chansons parlent d’écologie, de racisme ou d’injustice. Intimiste ou engagé, avant-gardiste ou héritier d’une chanson française à texte plus traditionnelle, le chanteur fait passer son message avec beaucoup de force et de talent dans le choix des mots.